Bulletin spécial pandémie

Spécial Pandémie Message de Montjoie Printemps 2020
« Notre Père, délivre-nous du Mal » !.... en ce moment sans égal de l’Histoire de l’Humanité.
Amis, lectrices et lecteurs,
Quelle autre prière pourrions-nous faire en ces temps ?
Chacune, chacun a vécu, ou vit encore, un grand moment d’épreuve, avec des questions auxquelles il n’est pas facile de répondre : pourquoi ce mal ? Que sera demain ?
« Je suis toujours avec vous jusqu’à la fin des temps » disait Jésus à ses apôtres.
Sûrs de ce compagnonnage, le même que celui du Chemin d’Emmaüs, nous avons à vouloir, à faire que ce DEMAIN, cet APRES, soit autre, nous appuyant sur cette force que Dieu nous donne en son Esprit, au-delà de toutes nos faiblesses, nos pauvretés, nos limites et nos péchés, dont IL nous a délivré, sur la croix, d’avance.
Chaque matin, nous pouvons être, avec Son aide, des femmes et des hommes neufs, prêts à répondre, quelques soient nos conditions de vie, à toute sollicitation qu’Il peut nous adresser, si nous voulons bien y porter attention, au fond de nous-mêmes.
A vouloir que ce Monde soit meilleur par le bien que nous pourrons « faire », mais surtout et d’abord, en « étant », avant de dire ou de faire.
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Alors, seulement, nous pourrons devenir créateurs, artisans, d’un APRES que nous voudrions meilleur, plus juste que ce que nous avons connu AVANT.
« Le Ciel se fera sur Terre avec tes bras », disait, voilà bientôt un siècle, un chant de l’Action Catholique.
Et nous, ici et maintenant, nous le croyons, nous le voulons. Mais, à condition d’y mettre, aussi, ce que nous disent notre coeur, notre esprit, notre intelligence, dans l’esprit des Actes des Apôtres.
Oui, croyons tous, chers amis de Montjoie, que ce temps 2020 est un temps de grâce exceptionnel, offert à l’Humanité pour le bien de tous, de chacune et chacun, et, avant tout, de notre Terre malade de nos excès.
Ne manquons pas l’occasion qui nous est offerte de vouloir et de faire mieux qu’avant, chacun chargé de sa propre mission.
Luce et Jean ALINGRIN
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Le « couvoir » de Montjoie : enfance d’une mission !
Ce lieu, c’est Dieu qui l’a voulu et qui l’a fait, nous prenant pour instruments.
Ayant tout quitté à Angers, voilà bientôt un demi-siècle, pour avoir la tête et les bras libres pour sauver ces petits handicapés sans famille que nous découvrions de plus en plus nombreux, nous arrivions ici, en septembre 1972, dans une petite maison, jolie mais sans confort.
Sur la paroisse, était responsable un prêtre diocésain faisant maison commune avec deux religieuses. Cette petite équipe missionnaire était au service des âmes et des corps. Pour avoir contact avec ses ouailles, peu nombreuses à la messe du dimanche, Pierre Dupé s’était fait facteur, contrôleur laitier et ouvrier agricole.
Il était membre, comme nous-mêmes, des Fraternités Charles de Foucauld, ce qui nous avait rendu proches. En décembre 72, lui demandant quand il célébrait l’Eucharistie en semaine afin de pouvoir nous joindre à lui ; car la tâche était rude et nous avions besoin d’un régime de « travailleurs de force ». Sa réponse fut de nous proposer de venir célébrer, chez nous, un soir en milieu de semaine. Ce qu’il fit dès le mercredi suivant, nous proposant, en arrivant, de conserver plusieurs hosties nous assurant ainsi une Sainte Réserve ; ceci avec l’accord officiel de ses supérieurs. Ce que, sur le champ, surpris, nous avons refusé. Cette « convivialité » nous semblait impossible dans une aussi petite maison, avec nos sept enfants d’alors. Il tenta de nous rassurer avec des exemples vécus en Afrique. Ce qui n’y fit rien de notre décision. Mais celle-ci tomba dès le
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lendemain ; le Ciel nous faisant un « signe » indiscutable. C’est ainsi depuis lors. Et en juillet 83, notre Evêque, qui était Mgr Orchampt, tint à venir célébrer lui-même la première messe dans la chapelle N.D. de l’Emmanuel, nouvellement construite, après les agrandissements successifs de notre maison pour répondre aux besoins de notre propre famille grandissant, avec plusieurs recueils et adoptions de petits enfants handicapés, ou non, de France et d’ailleurs, et de la croissance de l’OEuvre d’Adoption agréée fin 75 pour de tels enfants. Et il en est venu environ deux milliers.
Tout ceci est détaillé dans nos deux livres : « Comme un oiseau dans ta main » et « l’Adoption d’hier et d’aujourd’hui ».
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Les Familles « EMMANUEL », familles de Montjoie
Ne sont-elles pas réellement, totalement, complètement des « Eglises domestiques » ?
En faisant leur l’un des plus « petits » des enfants des hommes, handicapés laissés seuls, à leur naissance, ou plus tard, comme des « Jésus » abandonnés sur leur Croix, ne sont-elles pas, en permanence, et malgré leurs imperfections, des tabernacles vivants, puisque Jésus, dans cet enfant, est là présent, de jour, comme de nuit, ayant besoin d’être aidé, en tout, et surtout, d’être aimé.
« Celui qui accueille l’un de ces petits en mon nom, c’est Moi qu’il accueille ».
Et ces familles, sans discours, sans démonstration, sont « contagieuses », transmettant ce « virus » qu’est l’esprit d’adoption d’un tel enfant dont Dieu peut s’emparer pour faire grandir l’Amour sur la terre.
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Chaque soir, à la chapelle, tous deux, après la prière avec nos enfants, redisons au Seigneur l’hymne qui contient ceci :
« Fais de nos maisons-églises une auberge accueillante
Où tu offres le pain au pauvre qui a faim ».
L. J. A.
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Attention : Avis important
Notre Assemblée annuelle à Montjoie, annoncée dans notre précédent bulletin pour le 20 juin, est reportée, en raison de la pandémie :
au samedi 10 octobre 2020
Pique-nique à midi
Assemblée à 14 heures
Eucharistie à 16 heures.
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Nous osons, tout de même vous souhaiter un BON ETE
Luce et Jean
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Livres sur Montjoie :
- Comme un oiseau dans ta main (en librairie), Parole et Silence.
- L’Adoption d’hier et d’aujourd’hui (à Montjoie 5 €
à

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